Francés PAU 2025

Examen · convocatoria ordinaria (modelo 1) · Cataluña

Examen de Francés – PAU 2025, convocatoria ordinaria – modelo 1

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Enunciado del examen en texto

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2025 Proves d’accés a la universitat

Llengua estrangera Francès Sèrie 1 - A

Qualificació

Comprovació

2a correcció

Comprensió oral Comprensió escrita Expressió escrita Suma de notes parcials Qualificació final

Etiqueta de l’estudiant

Ubicació del tribunal ..................................................................................

Número del tribunal ....................................................................................

Etiqueta de qualificació

Etiqueta de correcció

L’examen comprend TROIS parties obligatoires.

La première concerne la compréhension orale ; l’exercice est noté sur 3 points.

La deuxième concerne la compréhension écrite ; l’exercice est noté sur 3 points.

La troisième partie concerne l’expression écrite ; l’exercice est noté sur 4 points. Pour cet exercice vous pouvez choisir UNE des deux options (A ou B) qui vous sont proposées.

1: Compréhension orale ENTRETIEN AVEC LA COMÉDIENNE CÉCILE DE FRANCE

Lisez les questions ci-dessous et écoutez attentivement l’enregistrement sonore. Cochez ensuite la bonne réponse (UNE seule réponse est correcte). Attention : chaque réponse incorrecte diminuera de 33 % les points prévus pour chaque question (–0,125). Cette diminution ne sera pas appliquée dans le cas des questions pour lesquelles vous ne donnerez pas la réponse.

[0,375 point par réponse correcte ; total : 3 points]

Espai per a la correcció

Correcta

Incorrecta

No contestada

Correctes Incorrectes No contestades

Recompte de les respostes Nota de comprensió oral

2: Compréhension écrite STRESS, ANXIÉTÉ, PHOBIE SCOLAIRE… AU SECOURS, L’ÉCOLE REVIENT Nos adolescents français ne vont pas très bien. Vous en doutez ? Écoutez Lisa Grilo Santos, excellente élève et pur produit de la méritocratie — ses parents sont ouvrier et gardienne d’immeuble —, vous raconter son entrée en première* : « J’étais enfermée dans le travail, j’y consacrais tous mes weekends et mes soirées pour au final ne pas avoir les résultats attendus. » La jeune femme s’en est sortie seule en consultant des tutorats en ligne sur la gestion du stress. Mais les évaluations continuent à la mettre dans un état d’angoisse avancé : « Le pire, ce n’est pas avant mais après : tant que je n’ai pas eu le résultat, je me dis que j’ai pu laisser une bêtise, une faute et que j’aurais pu faire mieux, je suis prise de tremblements de mains incontrôlés. » Ses profs lui ont-ils parlé un jour de l’échec et de ses vertus ? « Non, jamais, sauf une fois en français. » Lisa termine ses années de lycée et ce n’est pas anodin.

Là où les collégiens subissent la pression de leurs pairs, les lycéens souffrent davantage du fonctionnement même de notre école. Dès 2015, une enquête sur 1 130 élèves montrait ainsi qu’au fil de la scolarité la proportion d’élèves « fortement stressés » par le système scolaire passait de 17 % (en sixième*) à 50 % (en terminale*) avec des accélérations en troisième* puis en première*. Estce le contrecoup de cet interminable Covid ? En tout cas, cette anxiété, longtemps latente, semble aujourd’hui s’exprimer de manière de plus en plus ouverte et de plus en plus vive.

C’est un constat de professeur, comme cette agrégée en sciences de la vie et de la terre (SVT) qui, à la rentrée dernière, nous alertait sur ces « jeunes filles qui arrivent du collège en grand stress », dans son petit lycée rural.

Premier problème : les jeunes Français sont confrontés, plus que leurs aînés, à l’anxiété. Second problème : cette anxiété est d’autant plus complexe à appréhender que les différents acteurs donnent des récits souvent contradictoires. Les psys d’abord. Le psychiatre Daniel Marcelli signale quelques constantes : la fragilisation du dialogue intrafamilial, la déshumanisation des relations sociales à l’ère des réseaux sociaux ou encore la difficile projection dans un monde adulte vécu comme hostile et peu accueillant.

Pour les profs, le système scolaire confronterait les lycéens à une responsabilisation précoce et excessive, peu adaptée à leur niveau de maturité.

Mme Malhanche, professeure de sciences sociales, porte cependant un regard de sociologue, donc un peu plus distant et clinique, sur ce mal-être latent. Elle analyse : « Pour beaucoup, l’arrivée dans l’enseignement supérieur, c’est la première confrontation au “non”. Jusque-là, ils ont fait leur bout de chemin sans connaître l’échec. Il faut entendre leur mal-être mais garder aussi à l’esprit que nous sommes face à une génération “zéro frustration”, élevée avec des écrans, qui a souvent du mal avec la remise en cause et la notion d’effort. » D’après Le Nouvel Obs (24 août 2022) * première : Dans le système scolaire français, classe précédant la terminale (équivalent à « primer de batxillerat » / « primero de bachillerato »).

* sixième : Dans le système scolaire français, première classe de collège (10-11 ans).

* terminale : Dans le système scolaire français, classe qui marque la fin du Baccalauréat (équivalent à « segon de batxillerat » / « segundo de bachillerato »).

* troisième : Dans le système scolaire français, dernière année de l’enseignement secondaire français (14-15 ans).

Répondez aux questions suivantes avec vos propres mots. Puis copiez les parties du texte qui justifient vos réponses. [3 points : 0,5 point par réponse correcte. Attention ! Même s’il s’agit d’un exercice

de compréhension, dans le cas des réponses correctes, les erreurs graves de langue (morphologie et syntaxe) peuvent éventuellement diminuer de 0,3 point la note globale de l’exercice.]

1. D’après le texte, est-ce que Lisa Grilo est une élève travailleuse ?

2. Comment Lisa Grilo a-t-elle surmonté ses problèmes de stress ?

3. Face à un examen, quand est-ce que Lisa se sent le plus stressée ?

4. D’après le texte, est-ce que le stress des apprenants est un phénomène exclusivement urbain ?

5. D’après le texte, est-ce que tous ceux qui donnent leur avis sur les causes de l’anxiété des jeunes Français sont d’accord ?

6. Quelle est la cause de l’anxiété des étudiants universitaires selon la professeure de sciences sociales mentionnée dans le texte ?

1.

2.

3.

4.

5.

6.

Pénalisation (erreurs de langue) Note de compréhension écrite

3: Expression écrite (UNE OPTION, à choisir) Faites une rédaction (125-150 mots) sur UN des sujets suivants :

[4 points]

OPTION A Avez-vous ressenti cette anxiété dont parle le texte ? Si oui, dans quelles situations ?

À quoi l’attribuez-vous ? Qu’est-ce que vous avez fait pour essayer de la surmonter ?

OPTION B Dans le texte on parle du dialogue intrafamilial. Parlez-vous beaucoup avec vos parents ou avec d’autres membres de votre famille ? Si oui, pourquoi et sur quels sujets ? Sinon, avec qui parlez-vous de vos problèmes ?

Grammaire Lexique Structuration discursive Note de la rédaction

Comprovació:

2a correcció:

3a correcció:

Etiqueta de l’estudiant

L’Institut d’Estudis Catalans ha tingut cura de la correcció lingüística i de l’edició d’aquesta prova d’accés

Soluciones y criterios de corrección en texto

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SÈRIE 4 Compréhension orale ENTRETIEN AVEC LE COMÉDIEN PIERRE ARDITI

Est-ce que la perspective de la mort vous effraie ?

La mort ne me fait pas peur, elle m’ennuie. Ce qui m’effraie, c’est la déchéance physique, ça oui. Grâce à Dieu, je suis plutôt en forme. À part un peu de diabète qui m’emmerde…

Est-ce que vous avez donné des consignes par rapport à un éventuel acharnement thérapeutique ?

Non, mais maintenant je vais m’en occuper. La fin n’est pas pour aujourd’hui, mais ça n’est pas non plus dans vingt-cinq ans.

Dans vingt-cinq ans, vous aurez 103 ans…

Oui, bon, ça n’est pas souhaitable.

Votre mémoire est moins bonne ?

Elle est intacte.

Vous faites du sport pour vous maintenir en forme ?

Oui, un sport violent : la vie !

Vous n’avez pas un coach qui vient à domicile vous faire faire de l’exercice ?

De l’exercice, quel exercice ? Je passe ma vie à en faire ! La vie est un sport à haut risque. Le rugby, c’est très bien, mais c’est rien à côté. Le sport le plus violent, c’est la vie, la scène, ma vie à moi !

Vous vous détendez parfois ?

Oui, hors de ma vie d’acteur, il y a ma femme, la famille, les enfants, des amis et, par moments, ma vie solitaire : lorsque je décide de m’abstraire, de faire une pause. Je ne suis jamais seul sauf quand je décide de l’être. Et je peux l’être au milieu d’une foule. J’ai l’air d’être là, je ne suis pas là.

Votre judéité vous donne un sentiment d’appartenance ?

Oui, exactement. J’ai été élevé dans deux familles : une belge chrétienne, et une juive, pratiquante chez mes grands-parents et absolument laïque à la maison. Tout ça m’a construit, humainement, intellectuellement.

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Vous exprimez souvent une sensibilité féminine.

Tant mieux, l’homme est une femme comme les autres et je préfère ma partie féminine. C’est ma mère qui m’a appris qu’un homme qui ne pleure pas n’est pas un homme. C’est un homme qui ne s’attache à rien. Alors, il ne sert à rien.

Je suis content d’être capable de pleurer.

Vous avez, jeune homme, souhaité avoir de l’argent, faire partie de cette bourgeoisie que vous croisiez au collège…

J’étais un jeune con, je voyais les parents de mes copains du lycée, la DS 19, la maison de campagne à Villeparisis ; et nous, on prenait le métro avec mon père. On n’était pas pauvres. Il y avait une éducation, beaucoup d’intellectuels invités à la maison… On n’avait pas d’argent, mais « on avait des idées ». J’ai été magnifiquement élevé.

Vos parents vous parlaient du destin, de la mort ?

Quand, enfant, j’ai demandé à ma mère : « C’est quoi la mort ? », elle m’a répondu : « Rien, c’est comme quand tu dors mais tu ne rêves plus ». Ça m’a terrorisé et j’ai décidé de ne plus dormir. Ce qui fut le cas pendant des dizaines d’années. Aujourd’hui, je dors un peu plus mais pas assez. Pour moi, le sommeil, c’est la mort.

Qu’est-ce qui tourne dans votre tête pendant vos insomnies ?

Disons que je suis un peu hypocondriaque. Mais… je ne veux pas « me reposer », je ne veux pas « faire attention ». La vie, ce n’est pas la Caisse d’épargne. Quand vous l’économisez, vous ne touchez pas d’intérêts. Ce que vous n’avez pas vécu, on le jette à la poubelle et vous avec. Il n’y a rien à économiser. Absolument rien. Il faut vivre.

D’après Paris-Match, 5-11 octobre 2023

Clau de respostes

1. Non.

2. 103 ans.

3. Non.

4. Une des familles était chrétienne et l’autre juive.

5. Sa mère.

6. Ils n’étaient pas pauvres, mais ils n’avaient pas beaucoup d’argent non plus.

7. Il a eu très peur.

8. Il est un peu hypocondriaque.

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Compréhension écrite LES NOUVEAUX ENNEMIS DE NOTRE CERVEAU

1. Parce que le cerveau a besoin d’un certain temps pour s’adapter aux tâches à réaliser. « Le cerveau est lent à s’adapter au contexte dans lequel il évolue, ou à la tâche sur laquelle il doit se focaliser ».

2. Non, cela peut avoir des répercussions dans l’écoute et la communication orale. « Le multitasking (multitâche), peut ainsi s’avérer nocif à plusieurs égards. « Des études montrent que les personnes qui le pratiquent intensément au quotidien sont moins bonnes dans les tâches d’écoute et de parole ».

3. Non, le multitasking peut aussi affecter l’autocontrôle des individus. « Les personnes qui changent trop souvent de tâches rencontrent également des difficultés à réguler leur comportement, ont plus souvent des symptômes liés à l’impulsivité par la prise de risque ou la recherche de sensations fortes. »

4. Non, c’est une tâche qui prend du temps et qui doit être régulière. « Les études scientifiques n’apportent pas de solutions idéales pour lutter contre le fait de sauter d’une activité à l’autre de manière compulsive. Développer son contrôle attentionnel est un entraînement sur le long terme et requiert de la discipline »

5. En les surveillant et en leur donnant des normes de conduite. « Chez les enfants, l’apprentissage peut se faire grâce une éducation vigilante ou l’imposition de règles, comme de ne pas avoir de téléphone lorsqu’ils travaillent »

6. Il est recommandé de ne pas se distraire, de se consacrer à une seule tâche à chaque fois. « De simples règles peuvent aider, comme retourner l’écran de son téléphone lorsque l’on travaille, couper toutes les notifications ou ne pas aller sur les réseaux sociaux en dehors de certains horaires. Une étude parue en 2021 indique ainsi que l’un des modérateurs du multitasking est la compétence en gestion du temps : les personnes qui arrivent à délimiter des moments distincts pour différentes tâches – un temps pour échanger, pour jouer, pour travailler, etc. – ont moins tendance à se livrer à cette pratique de manière démesurée ».

Fuente oficial: Generalitat de Catalunya.

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