Francés PAU 2026

Examen · convocatoria extraordinaria · Cataluña

Examen con soluciones de Francés – PAU 2026, convocatoria extraordinaria

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Enunciado del examen en texto

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2026 Proves d’accés a la universitat

Llengua estrangera Francès Sèrie 2 - A

Espai per a la correcció Qualificació

Espai per a la revisió Comprovació

2a correcció

Comprensió oral Comprensió escrita Expressió escrita Suma de notes parcials Qualificació final

Etiqueta de qualificació

Etiqueta de correcció

Etiqueta de l’estudiant

Ubicació del tribunal ..................................................................................

Número del tribunal ....................................................................................

L’examen comprend TROIS parties obligatoires.

La première concerne la compréhension orale ; l’exercice est noté sur 3 points.

La deuxième concerne la compréhension écrite ; l’exercice est noté sur 3 points.

La troisième partie concerne l’expression écrite ; l’exercice est noté sur 4 points. Pour cet exercice vous pouvez choisir UNE des deux options (A ou B) qui vous sont proposées.

1: Compréhension orale ENTRETIEN AVEC L’ÉCRIVAIN EMMANUEL CARRÈRE

Lisez les questions ci-dessous et écoutez attentivement l’enregistrement sonore. Cochez ensuite la bonne réponse (UNE seule réponse est correcte). Attention : chaque réponse incorrecte diminuera de 33 % les points prévus pour chaque question (–0,125). Cette diminution ne sera pas appliquée dans le cas des questions pour lesquelles vous ne donnerez pas la réponse.

[0,375 point par réponse correcte ; total : 3 points]

Espai per a la correcció Correcta

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

Incorrecta

No contestada

Quelle était la nationalité des grands-parents maternels d’Emmanuel Carrère ?

■ Son grand-père était russe et sa grand-mère géorgienne.

■ Son grand-père était géorgien et sa grand-mère russe.

■ Ils étaient russes.

■ Ils étaient français.

Quel jour est morte la mère d’Emmanuel Carrère ?

■ Le 5 août 2013.

■ Le 7 août 2013.

■ Le 5 août 2023.

■ Le 7 août 2023.

Quelle était la langue maternelle de la mère d’Emmanuel Carrère ?

■ Le français.

■ Le géorgien.

■ Le russe.

■ L’anglais.

Est-ce qu’Emmanuel Carrère pense qu’il aime bien les honneurs ?

■ Non, pas du tout.

■ Il aurait simplement envie de faire partie de l’Académie française.

■ Oui, il aime bien recevoir tous types d’honneurs, comme sa mère.

■ Seulement en ce qui concerne son travail comme écrivain.

Qu’est-ce qui a marqué l’adolescence d’Emmanuel Carrère ?

■ La mort d’un de ses amis.

■ La mort de son frère.

■ Les mauvais rapports entre ses parents.

■ Son échec au baccalauréat.

D’après Emmanuel Carrère, dans le couple formé par ses parents, quel était le conjoint dominant ?

■ Sa mère.

■ Son père.

■ Aucun des deux.

■ Ils s’alternaient dans ce rôle.

Est-ce que, d’après Emmanuel Carrère, son père aimait sa mère ?

■ Non, il était habitué à elle ; c’est tout.

■ Non, c’était surtout sa mère qui aimait son père.

■ Il ne le sait pas encore aujourd’hui.

■ Oui, absolument.

Est-ce que, d’après Emmanuel Carrère, ses parents constituaient un modèle de couple à suivre ?

■ Non, pas du tout.

■ Oui, absolument.

■ Il pense que, à certains égards, ils étaient un modèle à suivre, mais pas dans tous.

■ Il ne se prononce pas à cet égard.

Correctes Incorrectes No contestades

Recompte de les respostes Nota de comprensió oral

2: Compréhension écrite VIE ÉTUDIANTE : « MES CHERS PARENTS, JE PARS… » Vite, trouver un toit ! C’est le premier problème auquel sont confrontés 58 % des néobacheliers qui, chaque année, quittent le foyer familial pour voler de leurs propres ailes. Il leur faudra ensuite apprendre à cuisiner, à laver leur linge, à contrôler leurs sorties pour ne pas s’endormir en classe.

Alors que les jeunes Français prennent plus tôt leur indépendance que dans le reste de l’Europe — à 23,7 ans contre 26,2 ans en moyenne —, plusieurs d’entre eux nous ont raconté leur nouvelle vie.

Affronter la solitude est l’un des grands défis auxquels ils doivent faire face, surtout quand il faut gérer les problèmes du quotidien sans appeler papa-maman. Mais ce qui ressort souvent de leurs témoignages, c’est d’abord l’épreuve de la précarité financière. La crise du logement pèse lourd sur le quotidien des jeunes Français : les étudiants consacrent 60 % de leur budget à leur loyer, contre 27,3 % pour l’ensemble de la population. Résultat, si certains doivent sauter des repas, d’autres doivent chercher des jobs étudiants, et tous s’initient, parfois difficilement, à l’art délicat de l’équilibre budgétaire.

Ces jeunes sont ainsi marqués par la crainte de « rater* » leur départ et de devoir retourner chez leurs parents. Car nombre de prises d’indépendance ne sont que temporaires : la sociologue Sandra Gaviria parle de « génération boomerang » pour désigner ces jeunes qui vivent seuls pendant leurs études universitaires… et se voient obligés de réintégrer le foyer familial une fois obtenu leur diplôme. Une situation de plus en plus fréquente : selon la Fondation pour le Logement, en 2024, 1,3 million de jeunes travailleurs vivent aujourd’hui chez leurs parents.

Mais, plus positif, il y a la joie d’expérimenter une liberté inédite. Celle de pouvoir se déplacer selon ses envies, un plaisir nouveau quand on a grandi dans un village isolé et que l’on débarque dans une grande ville universitaire. Celle, aussi, de découvrir sa véritable personnalité, loin des ordres familiaux. Voici le récit de Christian.

« J’ai grandi dans un petit village de 300 habitants, et quand j’ai été accepté en licence de philosophie à Strasbourg, après le bac*, j’étais très excité à l’idée de partir de chez mes parents. Pour l’appartement, j’ai trouvé un 20 mètres carrés avec un lit, un bureau et une kitchenette : juste le nécessaire pour vivre, c’était parfait ! Quand j’ai été seul pour la première fois dans ce lieu, j’ai eu l’impression d’avoir été abandonné au milieu de l’océan. C’était un mélange d’excitation et de peur.

Au début, je me nourrissais de M&M’s, de bonbons et de céréales ! Autrement dit, tout ce que mes parents limitaient à la maison. Au bout d’un moment, j’ai fini par m’acheter un livre de recettes d’étudiant et j’ai retrouvé un certain équilibre alimentaire. Mon budget était très limité : je ne pouvais compter que sur les 170 euros mensuels de la bourse. Alors, j’ai mangé tout le temps des variations des mêmes plats, nourrissants et peu chers.

J’ai tout de suite adoré l’ambiance de Strasbourg. À la fin de la première année, juste avant qu’on quitte Strasbourg pour l’été, on a organisé une grande fête, avec toute la bande d’amis que je m’étais faite à la fac*. C’est ce soir-là que cette ville était vraiment devenue “chez moi”. Cette nuit est mon plus beau souvenir de cette année si particulière. » D’après Le Nouvel Obs (21-27 août 2025) * rater : Ne pas réussir dans une entreprise, une initiative.

* bac : Baccalauréat.

* fac : Faculté.

Répondez aux questions suivantes avec vos propres mots. Puis copiez les parties du texte qui justifient vos réponses. [3 points : 0,5 point par réponse correcte. Attention ! Même s’il s’agit d’un exercice

de compréhension, dans le cas des réponses correctes, les erreurs graves de langue (morphologie et syntaxe) peuvent éventuellement diminuer de 0,3 point la note globale de l’exercice.]

1. Relevez deux difficultés que les étudiants dont on parle dans le texte rencontrent lorsqu’ils quittent leur famille.

2. D’après le texte, pourquoi le manque d’argent est-il plus problématique chez les jeunes étudiants que pour le reste de la population ?

3. D’après le texte, qu’est-ce que la « génération boomerang » ?

4. D’après le texte, pourquoi Christian était-il enthousiasmé quand il est parti de chez ses parents ?

5. En quoi la façon de manger de Christian a-t-elle changé au cours de sa première année à Strasbourg ?

6. D’après le texte, est-ce que les parents de Christian ont contribué à ses frais lorsqu’il était à Strasbourg ?

1.

2.

3.

4.

5.

6.

Pénalisation (erreurs de langue) Note de compréhension écrite

3: Expression écrite (UNE OPTION, à choisir) Faites une rédaction (125-150 mots) sur UN des sujets suivants :

[4 points]

OPTION A Avez-vous envie de quitter votre foyer familial ? Justifiez votre réponse.

OPTION B Aimeriez-vous faire des études à l’étranger ? Pourquoi ? Si oui, préféreriez-vous partir tout(e) seul(e) ou avec des ami(e)s ? À votre avis, quels sont les avantages et les inconvénients de votre position ?

Grammaire Lexique Structuration discursive Note de la rédaction

Comprovació i 2a correcció:

3a correcció:

Etiqueta de l’estudiant

L’Institut d’Estudis Catalans ha tingut cura de la correcció lingüística i de l’edició d’aquesta prova d’accés.

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SÈRIE 2

1. Compréhension orale ENTRETIEN AVEC L’ÉCRIVAIN EMMANUEL CARRÈRE

Vous parlez, dans votre dernier livre, de votre mère, Hélène Carrère d’Encausse, historienne de la Russie, qui avait un père géorgien et une mère russe et qui est morte le 5 août 2023 …

Sa mort a été très rapide. Dix jours plus tôt elle m’avait dit : « Je ne voudrais pas gâcher vos vacances, mais je pense que c’est bien que tu le saches… ».

Ce qu’il fallait que je sache, c’est qu’elle souffrait d’un cancer et partait en soins palliatifs… Pendant cette dizaine de jours, j’ai pris des notes, sans le moindre scrupule, et aussi parce que j’étais admiratif. Ma mère a eu une mort magnifique, romaine, une de ces morts qui donnent l’impression de couronner une vie. L’admiration a atténué le chagrin.

Puis, votre père est mort aussi. Vous semblez avoir été très affecté par sa mort…

La mort de ses parents, quand ils ont passé 90 ans, on la voit venir, fatalement.

Mais mon père était en bonne santé – mes parents n’ont jamais été hospitalisés. En tout cas sa mort, bizarrement, sa mort m’a plus fatigué que celle de ma mère… Elle m’avait toujours semblé être une figure beaucoup plus importante dans ma vie. Tout à coup, c’était comme si la mort de mon père révélait une absence… Il était toujours resté dans un arrière-plan, c’est peutêtre pour cela que sa mort m’a tant atteint.

Votre mère domine le livre. C’est un personnage extraordinaire par son destin de fille d’immigrés sans argent, qui ne parlait que le russe et a fini par régner sur l’Académie française, mais aussi par son caractère… Vous le dites vousmême : « Si on lui demande l’heure, elle est capable de mentir ».

Sa mauvaise foi était si grandiose que ça nous faisait rire aussi ! Sur Radio Classique, elle était capable de se demander par quel miracle elle était la seule de la famille à aimer la musique… alors qu’elle n’en écoutait jamais et que son frère, sa belle-sœur et ses beaux-parents étaient des musiciens professionnels…

Vous la montrez très sensible aux honneurs. Vous aussi recevez beaucoup d’honneurs… Vous pensez avoir hérité du même genre de narcissisme ?

Oui et non. Le désir d’être reconnu comme écrivain, je l’ai absolument. En ce sens, j’ai la même ambition que ma mère, mais elle est canalisée dans l’accomplissement littéraire. En revanche, ce qui est institutionnel m’attire peu – je n’aurais pas du tout envie d’aller à l’Académie, par exemple.

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Lorsque vous étiez adolescent, les rapports entre vos parents se sont terriblement dégradés. Après qu’il a eu une liaison extraconjugale, votre mère n’a plus jamais montré la moindre tendresse pour votre père…

Elle l’a traité très durement. Un demi-siècle plus tard, elle est morte presque sans lui dire au revoir… Ça n’a pas été facile, dans la construction d’un adolescent, d’avoir une mère aussi puissante et un père aussi écrasé.

Est-ce que votre mère l’empêchait réellement de jouer du piano ?

Oui. Et à la fin de sa vie, elle n’a pas voulu qu’il ait une carte de crédit, comme si ça risquait de lui donner une autonomie… Je supportais très mal cette façon de le traiter quand j’étais plus jeune.

Vous diriez qu’ils s’aimaient, malgré tout ?

Chez mon père c’est évident. C’est celui qui a aimé le plus, dans cette affaire.

Je ne suis pas du tout sûr que je serais capable d’aimer de cette manière, mais c’est ce qu’a fait mon père. Et je pense qu’il n’aurait pas échangé cette vie contre une autre.

Est-ce que vous en avez tiré des leçons sur ce que peut ou doit être un couple ?

Ma mère avait la très forte personnalité qu’on connaît ; mon père était un drôle de type, aimable, attachant, pas banal. Mais comme couple, ils formaient un contremodèle absolu, il faut bien le dire. Je pense n’avoir jamais reproduit cette situation, ni dans un rôle ni dans l’autre. Aujourd’hui, peu de couples accepteraient de vivre plus de soixante-dix ans comme ça. Il y avait chez eux quelque chose de bien tordu, mais ça a été leur vie. Et je pense que si mon père était mort le premier, ma mère aurait eu beaucoup de mal à se passer de lui.

Vous vous êtes, en effet, « permis » d’aller très loin dans leur vie privée. Vous n’aviez pas l’impression de remettre sur la place publique des secrets de famille ? Vous laissez entendre que votre mère vous y a autorisé… tacitement.

Pas exactement. Mais j’ai eu peur qu’elle ne me demande sur son lit de mort de ne jamais écrire sur elle. Elle ne l’a pas fait. Ensuite, il est certain que la chose douloureuse dans ce livre, c’est la longue et terrible histoire conjugale de mes parents. Et il est certain que ça ne lui aurait pas plu que je la raconte.

D’après Le Nouvel Obs, 21-27 août 2025

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Clau de respostes

1. Son grand-père était géorgien et sa grand-mère russe.

2. Le 5 août 2023.

3. Le russe.

4. Seulement en ce qui concerne son travail comme écrivain.

5. Les mauvais rapports entre ses parents.

6. Sa mère.

7. Oui, absolument.

8. Non, pas du tout.

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2. Compréhension écrite VIE ÉTUDIANTE : « MES CHERS PARENTS, JE PARS… »

1. [L’estudiant només ha de donar dues de les possibles respostes] Trouver où pouvoir loger, devoir s’occuper des tâches ménagères, gérer leur solitude, résoudre les problèmes de la vie quotidienne sans l’aide de leurs parents, les problèmes financiers, la peur de ne pas s’en sortir : « Vite, trouver un toit ! C’est le premier problème auquel sont confrontés 58 % des néobacheliers (…) Il leur faudra ensuite apprendre à cuisiner, à laver leur linge, à contrôler leurs sorties pour ne pas s’endormir en classe. (…) Affronter la solitude est l’un des grands défis auxquels ils doivent faire face, surtout quand il faut gérer les problèmes du quotidien sans appeler papa-maman. Mais ce qui ressort souvent de leurs témoignages, c’est d’abord l’épreuve de la précarité financière. (..) Ces jeunes sont ainsi marqués par la crainte de « rater » leur départ ».

2. Parce qu’ils doivent consacrer une partie beaucoup plus importante de leurs …

Fuente oficial: Generalitat de Catalunya.

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